Résumé:
Les tufs calcaires représentent une ressource essentielle pour la construction des routes en
Algérie, souvent comme unique solution dans de nombreuses régions. Malgré leur utilisation
répandue depuis les années 50, leur sensibilité à l’eau et leurs caractéristiques mécaniques
limitées restreignent de plus en plus leur usage, notamment dans des régions telles que Sétif,
confrontées à un trafic routier lourd et intense.
Cependant, compte tenu des besoins considérables du pays en infrastructures routières, la
promotion des matériaux locaux, tels que les tufs calcaires, est primordiale. Cette approche
vise à combler le déficit en granulats de qualité et à réduire les coûts de construction, tout en
limitant l’empreinte environnementale due à l’approvisionnement éloigné en matériaux de
construction. Par conséquent, les ingénieurs routiers doivent trouver des solutions novatrices
pour surmonter les défis posés par ces matériaux.
Dans ce contexte, l’Algérie se distingue par ses immenses étendues de tufs et sa production
significative de laitier granulé de haut fourneau, offrant ainsi des opportunités intéressantes.
Le traitement des tufs calcaires avec ce laitier semble prometteur, d’autant plus que le coût de
ce matériau est bien inférieur à celui du ciment ou du bitume.
Les recherches actuelles visent à mieux comprendre le comportement spécifique des tufs
calcaires, en particulier ceux de la région de Sétif, et à proposer des solutions pour améliorer
leurs performances mécaniques, en vue de les utiliser efficacement comme assise de chaussée.